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Lundi 26 Juin 2017

François Le Diset, président d'Evreux Djougou Coopération, avec nos correspondants sur place à Djougou.

Répondant à l'invitation du Maire de Djougou, François Le Diset a séjourné quelques jours dans notre ville sœur et fait le point de nos différentes actions de coopération en cours et à venir.
Cette évaluation n'a pu se faire que grâce au concours bénévole de nos correspondants sur place réunis en comité et qui ont tenu une séance de travail avec sa participation.
Ont été abordés, notamment, les actions concernant le parrainage, le micro-crédit, l'économie solidaire au village de Djéou, la réalisation d'une dictée-sport, la remise des lampes solaires aux enfants parrainés, et, bien sûr, la perspective de l'anniversaire des trente ans de coopération en 2018.
 
Vendredi 16 Juin 2017

Consacré à l'action exemplaire d'Adèle et Pascal Gbedo et aux défis qu'ils doivent relever dans l'orphelinat ouvert à Djougou en 2016, l'article paru en avril dernier n'est plus en ligne à la demande de l'association italienne Amici dell'Africa. Celle-ci précise qu'elle a réalisé, depuis 2004, de nombreux projets de coopération et d'aide en République du Bénin. "L'un des projets en cours de construction est le centre d'accueil pour les enfants dans la ville de Djougou. Ce projet est réalisé en partenariat direct avec la commune de Djougou qui a participé à la construction des infrastructures mettant à la disposition de notre association le terrain et la construction du forage pour l'approvisionnement en eau potable. A l'heure actuelle, notre association a déjà achevé la construction des deux premiers modules prévus dans le projet, dont chacun dispose de chambres à coucher, cuisine, salle à manger et lieux de divertissement connexes. Au deuxième module, il a été construit l'infirmerie et le laboratoire pour le traitement des produits agricoles. Le centre est équipé d'un système autonome de production d'énergie électrique au moyen d'un système photovoltaïque moderne (panneaux solaires) avec accumulateurs relatifs qui permet d'avoir l'énergie disponible de façon constante au cours des 24 heures. Le soutien financier du centre à ce jour est garanti par notre association basé sur un budget formulé par notre personnel en étroite collaboration avec Mme Adèle et M. Pascal Gbedo. Tout cela a été réalisé avec le soutien financier de nous tous de l'association, des sponsors spécifiques et les familles qui voulaient répartir les fruits de leur travail à un travail très important."
 
Vendredi 23 Juin 2017

Dès la mise en place des spécialités béninoises à déguster le stand a attiré de nombreux amateurs. En attendant d'être servis ils ont pu regarder les photos récentes de Jean-François Goudeau montrant le quotidien dans les écoles de Djougou.


Début de service pour Catherine Godet et Josiane Brétinière avec les spécialités frites et sucrées préparées par notre chef béninois Eusèbe Koukoui.


Pour accompagner les dégustations, on pouvait boire du jus de bissap, boisson faite à partir de fleurs d'hibiscus, de feuilles de menthe et des arômes fraise vanille. Plus fort, même adouci avec de l'ananas, du jus de gingembre était aussi proposé.



Venu saluer toutes les personnes dans le stand, Guy Lefrand, maire d'Evreux échange avec François Le Diset président d'Evreux Djougou Coopération.


De passage devant le stand, Bruno Lemaire, ministre des Finances et en campagne pour les législatives, salue François Baudart, agriculteur et administrateur d'Evreux Djougou coopération.
                 
 
Lundi 05 Juin 2017

Le président François Le Diset avec le groupe des lycéennes de Djougou.

Le Lycée des Jeunes Filles de Natitingou(LJF)  a célébré les 19 et 20 mai le vingtième anniversaire de sa création. Ces lycées de jeunes filles ont été créés en 1997 par le gouvernement béninois qui souhaitait ainsi promouvoir la scolarisation des filles.
D’abord dirigé par des religieuses, ce lycée de la ville de Natitingou est géré depuis l’an 2000 par des laïcs. Des femmes enseignantes se succèdent à la tête du provisorat avec l’ambition de donner aux élèves une formation sociale et intellectuelle de grande qualité.
Les jeunes filles sont sélectionnées dans les 13 communes de la région sur la base de leurs performances au CEP.
Depuis sa première participation au BEPC en 2000 et au BAC en 2003, le lycée a enregistré 542 admises au BEPC et 243 bachelières avec 6 mentions bien et 19 mentions assez bien.
Lors de cette année scolaire le lycée compte 265 filles en internat. 27 sont candidates au BAC. 25 jeunes filles de Djougou y suivent leur scolarité prise en charge par la municipalité de Djougou et l’association Evreux Djougou Coopération.
Isabelle Lemou, apprentie journaliste à Djougou, s’est rendu à Natitingou pour suivre les festivités de ce vingtième anniversaire. Voici son reportage.

 

Ce vendredi 19 mai 2017, les lycéennes les plus heureuses sont celles de la commune de Djougou. Elles ont eu la chance de rencontrer à cette occasion de la fête de création de leur lycée le président de l’Association Evreux-Djougou Coopération : Monsieur François Le Diset. Ce dernier leur a prodigué des conseils et formulé le vœu de toujours les soutenir dans l’attente bien entendu de très bons résultats à chaque fin d’année. Il a rappelé que ce soutien est destiné prioritairement aux jeunes filles méritantes dont les parents n’ont pas les moyens financiers pour financer leurs études. L’aide apportée par Evreux aux lycéennes ressortissantes de Djougou date de bien des années maintenant.



Zénabou Salifou, professeur de français et Roufoucath Andebi, journaliste.

 

Mentionnant les soutiens financiers, les premières à en avoir bénéficié dans ce lycée racontent leurs expériences. « Evreux a fait beaucoup pour moi. Grâce à cette coopération, j’ai pu aller à l’école » dit Zénabou Salifou professeur de français. La jeune femme reconnaît en effet l’importance de l’aide qu’apportait la coopération Evreux Djougou à son éducation au lycée. Ses parents comme ceux de ses amies payaient les vivres et autre tandis que  Evreux et la commune de Djougou subventionnaient la scolarité.

Une autre ancienne lycéenne du nom de Roufoucath Andebi, journaliste, se rappelle « d’un bus qu’Evreux avait mis à la disposition de la mairie de Djougou » qui se chargeait de les transporter à Natitingou à la rentrée et qui revenait les chercher, pour les congés et vacances. « Les filles d’autres communes n’ont pas eu cette chance ; pour nous c’était un privilège » a laissé entendre Roufoucath Andebi. Les témoignages n’ont pas cessé de fuser. Mais pour l’essentiel on retient que ce fut une expérience très difficile pour ces jeunes enfants qui ont quitté leurs parents pour la première fois, vers une contrée inconnue et qui ont dû vivre avec des personnes étrangères souvent.

Aujourd’hui, ces dames ont toutes le même mot à la bouche « le travail » pour inviter leurs sœurs encore au lycée à continuer de se battre pour réussir un jour.

Pour l’actuel Proviseur du Lycée des Jeunes Filles de Natitingou Mme Karimatou Assouma Hakibou, des efforts sont en train d’être faits dans le but de réduire les difficultés des apprenantes mais il reste encore à faire. Entre autre doléances énumérées, l’on peut noter « le manque de salles de cours et d’un laboratoire équipé pour les  expériences en Physique Chimie et Sciences de la Vie et de la Terre ».

Ainsi, les anciennes lycéennes, outre les conseils apportés au cours de cet anniversaire, pensent aux méthodes et moyens d’apporter leur aide aux actuelles locataires du lycée des Jeunes Filles de Natitingou et surtout à celles venant de Djougou.



La remise des prix aux meilleures élèves par Mme Karimatou Assouma Hakibou, proviseur.

 

Le LJF accueille aujourd’hui 25 lycéennes de Djougou. Parmi elles, plusieurs ont reçu des prix de meilleures élèves du premier semestre. Il s’agit de Feïsala Bona Tessima, première de la promotion 6e ; de Faouziath Inoussa, première de la promotion 3e A ; de Izaouratou Djodi  2e  de la promotion 3e B ; de Faouziatou Ibrahima 2e de la promotion 2nde D ; de Yasmine Sankamao 2e de la promotion Tle D et de Bachira IDRISSOU 3e de la Promotion Tle D.

Par ailleurs, au rang des invités, le préfet de Natitingou, le maire de Natitingou, le maire de Djougou, le représentant du ministre Lucien Kokou, un fonctionnaire de la Mairie d’Evreux et d’autres autorités politico-administratives, ont honoré les jeunes filles du LJF de Natitingou de leur présence et ont pris acte des demandes formulées par les responsables du Lycée.

Des années après le parrainage, Evreux voit les résultats du soutien qu’il n’a cessé d’apporter aux meilleures élèves jeunes filles de Djougou reçues pour le LJF de Natitingou. Aujourd’hui c’est cette fierté qui anime la ville française qui indirectement  invite d’autres personnes et d’autres villes à suivre ses pas.

Pour finir, cette fête a été riche en couleurs. Ce qui nous a le plus impressionné c’est le ballet des danses traditionnelles exécutées par les lycéennes elles-mêmes.


 

 
Dimanche 12 Mars 2017










28 photos exposées à la médiathèque d'Evreux jusqu'au 25 mars montrent le quotidien de jeunes  dans leur école de village ou au collège à Djougou.
Ces écoliers font partie des jeunes parrainés par des familles membres de l’association Evreux Djougou Coopération.
Depuis une vingtaine d’années, l’association organise cette action de parrainage. 26 écoliers du primaire en bénéficient aujourd’hui et 62 en secondaire.
Fin 2015 et, tout récemment, en février dernier,  Jean-François Goudeau est parti photographier ces jeunes parrainés.
Membre d’Evreux Djougou Coopération depuis ses origines, ce pharmacien parraine aujourd’hui Isabelle qui se prépare à rentrer dans une école de journalisme à Dakar. Et c’est bien un reportage que nous propose Jean-François avec des photos prises au plus près de ces écoliers.
On le suit dès le matin très tôt, le jour est à peine levé, avec des écoliers qui se préparent à prendre la piste qui mène à l’école.
Le photographe saisit à travers un nuage de poussières des élèves qui balaient activement la cour de leur école de Founga. Autre école, à Baparatei, un lundi matin. Comme chaque début de semaine, les élèves, dans leur uniforme qu’on appelle “le kaki”, se rassemblent, en ordre. Les enseignants assistent à la cérémonie menée par 2 élèves, l’un chargé du drapeau, l’autre donnant les ordres. Le drapeau hissé sur son mât, toute la cour résonne alors de l’hymne national clamé par tous avec ce refrain entraînant : “Enfants du Bénin, debout !”
Bientôt 8 heures, la classe va commencer. On rentre avec le reporter. Dans une classe, ils sont une soixantaine sur la photo !
Arrive l’heure de la récréation. Des “mamas” sont venues avec leurs marmites remplies de riz, de pâte de manioc ou d’igname. Les parents ont donné un peu d’argent. Avec 100 francs CFA (15 cts d’euro) les enfants ont droit à une assiette de riz.  A déguster et à partager à plusieurs mains. Avec grand appétit et sans rien perdre !
On s’est bien nettoyé le visage.  Jean-François en profite pour saisir de belles expressions. Des photos qui plairont aux familles qui parrainent en témoignant d’un soutien sans lequel des jeunes auraient sans doute trop vite arrêté de prendre le chemin de l’école.
Portraits de Mayikawé, Sahadatou, Feiçal, Iradatou, Amoudiya, Gloria, Micheline et d’autres.  Les élèves ont posé avec émotion et fierté. 
La dernière image nous transporte, après l’école, chez Haffisath, élève de terminale. Pas d’électricité au foyer. On fait la cuisine ou révise ses cours à la lumière des lampes à piles. Quand on a pu gagner un peu d’argent pour remplacer les piles usagées...
 
Mardi 03 Janvier 2017

Comme chaque année, notre association participe financièrement à la prise en charge des frais de scolarité de jeunes filles choisies parmi les plus méritantes en fin de cycle élémentaire pour devenir élèves pensionnaires au lycée de Natitingou. 25 filles de la commune de Djougou fréquentent le lycée cette année scolaire (photo ci-dessus prise lors d'une visite par une délégation en octobre dernier). Un établissement qui accueille 273 filles de la 6ème à la Terminale.
Notre association participe pour 26 % aux frais de scolarité. Le reste étant pris en charge par la mairie de Djougou, les parents des élèves et l'association de parents d'élèves.
Mesdames les directrice et censeur de l'établissement veillent au quotidien à l'encadrement des  jeunes filles. Fortes de leur expérience, elles ne manquent pas de rappeler aux pensionnaires la nécessité de réussir leurs études pour se préparer aux épreuves du baccalauréat. Tout dernièrement elles ont eu des nouvelles très encourageantes d'ex-pensionnaires qui poursuivent leurs études après le bac.
 
Mardi 03 Janvier 2017


Douzième édition de distribution de fournitures scolaires dans 3 villages pour 720 élèves. Après les villages de Fomerou et de Yataniga, l'événement est très attendu au village de Moudostchori à 5 km au nord de Djougou. Tous les enfants, les parents d'élèves et les notables du village sont réunis à l'ombre dans la cour de l'école pour assister la réception et la distribution des fournitures scolaires offertes par l'association. Cette aide matérielle participe à l'augmentation de la scolarisation des enfants, en particulier des filles. Le Maire adjoint, chargé de l'éducation, a tenu à être présent avec nous et prendre la parole pour inciter les parents d'élèves et les autorités du village à plus d'efforts pour ne plus avoir d'enfants déscolarisés.

Pour faire patienter tout le monde présents pendant la vérification de l'inventaire des fournitures offertes, les enfants se succèdent pour procéder à des chants et des danses traditionnelles.
 
Mardi 03 Janvier 2017

Sur cette photo, Gustave Boco, jeune éleveur de lapins à Djougou. Après son baccalauréat il a suivi une formation spécialisée pour devenir autoentrepreneur et se lancer dans l'élevage de lapins. Bénéficiaire d'un microcrédit octroyé par l'association, son investissement et son sérieux devraient lui permettre de développer son œuvre avec l'ouverture prochaine d'une boutique pour vendre sa production dans le centre de Djougou.

 
Mardi 03 Janvier 2017

Le Centre de santé de Bariénou réceptionne, pour le deuxième année consécutive, un don de médicaments déposé par l'association. Cette action est très appréciée par l'infirmière en chef, responsable du centre, accompagnée de la pharmacienne et de la sage-femme. En plus de pouvoir satisfaire les besoins d'approvisionnement de la pharmacie, les bénéfices dégagés par la vente de ces médicaments vont permettre au  Centre de santé de pouvoir procéder plus rapidement aux travaux d'électrification des bâtiments et le raccordement au réseau électrique béninois.
 
Samedi 26 Novembre 2016

Lors de la dictée lue par Michel Bussi vendredi 25 novembre dans l'amphithéâtre de l'université d'Evreux.

Plusieurs personnes qui ont participé à la dictée mais n'ont pu assister à la correction nous ont demandé de mettre en ligne ce texte.
Le voici.

LES MARCHES AFRICAINS
Le marché africain sollicite la totalité de nos sens. Les discussions, les cris, les marchandages, les injures, le vacarme des déballages, les conseils et les palabres créent une atmosphère bruissante tel un grand bourdonnement d'abeilles. Les couleurs inondent les paillotes si bien qu'en quelques secondes, nos yeux plongent du rouge vif des fromages peuls protégés par une serpillière humidifiée, à la chemise en pagne du vendeur, avant de se noyer dans l'arc-en-ciel d'un étal de tissus. Boubous, vêtements chamarrés d'arabesques de broderie(s) en fil d'or et d'argent rivalisent avec les empilements de wax et de bazins (ou basins) multicolores. Le marché est un endroit où l'on peut toucher ce qu'on achète et c'est un réel plaisir de caresser les étoffes ou de manipuler de vieux bracelets-montres. L'odeur envoûtante de l'encens se faufile d'étal en étal, celle relevée des épices se mélange au doux parfum des fleurs et à l'âcreté du poisson séché combinée à la fétidité des égouts. Le chaland risque à tout instant de glisser sur des monticules d'immondices qui, éparpillés à ciel ouvert, embaument l'air d'effluves empuantis.
Sous un enchevêtrement de tôles rouillées, on peut remplir son panier de produits issus du terroir : igname pilée ou non, sorgho, manioc, noix de karité, bananes plantains. La vente relève souvent du micro-détail et les produits sont fractionnés à l'extrême : un chou peut être coupé en quatre, les cigarettes vendues à l'unité, le thé au sachet.
Pour les affamés, on peut y déguster des grillades d'agouti.
Le marché est le temple de la magie, la pharmacie du pauvre. Fétiches, gris-gris, statuettes en bois de rônier, étalages d'os, cornes de kob de Buffon, dents de phacochère, crânes de cynocéphale, côtoient une foule de fioles d'onguents, de macérations et de calebasses lilliputiennes remplies de poudre noire. Cette pharmacopée, à la puissance infaillible, guérit les impaludés, les ravages cholériques, les ecchymoses et pourquoi pas le chikungunya !
Ici et là, des petits chapardeurs provoquent des cris d'orfraie de la part de vendeuses callipyges puissamment bustées.
Egarés des touristes hâlés boivent à tire-larigot des bouteilles d'eau, d'autres plus téméraires, goûtent la bière de sorgho. Les plus craintifs, à l'ombre d'un caïlcédrat dégustent des sapotilles, tout en admirant les courses effrénées des margouillats.
Deux vieux, assis près d'une clôture de bougainvillées arc-boutées, sont absorbés dans une partie d'awalé sous un kapokier somptueusement paré de fleurs rouge incarnat.


Micro en main, l'auteur du texte de la dictée, Claude Bance félicite M. Yves Lamour pour son très bon résultat : seulement trois fautes.