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Mardi 03 Janvier 2017

Comme chaque année, notre association participe financièrement à la prise en charge des frais de scolarité de jeunes filles choisies parmi les plus méritantes en fin de cycle élémentaire pour devenir élèves pensionnaires au lycée de Natitingou. 25 filles de la commune de Djougou fréquentent le lycée cette année scolaire (photo ci-dessus prise lors d'une visite par une délégation en octobre dernier). Un établissement qui accueille 273 filles de la 6ème à la Terminale.
Notre association participe pour 26 % aux frais de scolarité. Le reste étant pris en charge par la mairie de Djougou, les parents des élèves et l'association de parents d'élèves.
Mesdames les directrice et censeur de l'établissement veillent au quotidien à l'encadrement des  jeunes filles. Fortes de leur expérience, elles ne manquent pas de rappeler aux pensionnaires la nécessité de réussir leurs études pour se préparer aux épreuves du baccalauréat. Tout dernièrement elles ont eu des nouvelles très encourageantes d'ex-pensionnaires qui poursuivent leurs études après le bac.
 
Mardi 03 Janvier 2017


Douzième édition de distribution de fournitures scolaires dans 3 villages pour 720 élèves. Après les villages de Fomerou et de Yataniga, l'événement est très attendu au village de Moudostchori à 5 km au nord de Djougou. Tous les enfants, les parents d'élèves et les notables du village sont réunis à l'ombre dans la cour de l'école pour assister la réception et la distribution des fournitures scolaires offertes par l'association. Cette aide matérielle participe à l'augmentation de la scolarisation des enfants, en particulier des filles. Le Maire adjoint, chargé de l'éducation, a tenu à être présent avec nous et prendre la parole pour inciter les parents d'élèves et les autorités du village à plus d'efforts pour ne plus avoir d'enfants déscolarisés.

Pour faire patienter tout le monde présents pendant la vérification de l'inventaire des fournitures offertes, les enfants se succèdent pour procéder à des chants et des danses traditionnelles.
 
Mardi 03 Janvier 2017

Sur cette photo, Gustave Boco, jeune éleveur de lapins à Djougou. Après son baccalauréat il a suivi une formation spécialisée pour devenir autoentrepreneur et se lancer dans l'élevage de lapins. Bénéficiaire d'un microcrédit octroyé par l'association, son investissement et son sérieux devraient lui permettre de développer son œuvre avec l'ouverture prochaine d'une boutique pour vendre sa production dans le centre de Djougou.

 
Mardi 03 Janvier 2017

Adèle et Pascal Gbedo, tous deux désormais à la retraite, sont des amis de l'association des tout premiers jours. Ils participent activement depuis plus de vingt ans au suivi des enfants scolarisés au secondaire et parrainés par des membres de l'association. Adèle et Pascal sont à l'origine de la toute nouvelle création de l'orphelinat Notre dame du bel amour sur les terres du village de Déwa situées à environ 5 km de Djougou.
La première unité de l'orphelinat Notre dame du bel amour au village de Déwa a ouvert au cours de l'année 2016. Très rapidement cette unité s'est remplie et accueille déjà une vingtaine d'enfants. Le manque de vêtements et de jouets font cruellement défauts. Aux termes du projet trois autres structures vont être construites sur les terres de l'orphelinat avec un dispensaire, une église et une école.

Les enfants réunis dans le réfectoire à l'abri du soleil profitent de la fraîcheur procurée par la construction du bâtiment avec des matériaux traditionnels et une conception en "voûte nubienne". La structure actuelle dispose d'un autre bâtiment abritant les dortoirs pour les orphelins et le personnel, et d'une grande paillote servant d'aire de jeu pour les très jeunes enfants.
 
Mardi 03 Janvier 2017

Le Centre de santé de Bariénou réceptionne, pour le deuxième année consécutive, un don de médicaments déposé par l'association. Cette action est très appréciée par l'infirmière en chef, responsable du centre, accompagnée de la pharmacienne et de la sage-femme. En plus de pouvoir satisfaire les besoins d'approvisionnement de la pharmacie, les bénéfices dégagés par la vente de ces médicaments vont permettre au  Centre de santé de pouvoir procéder plus rapidement aux travaux d'électrification des bâtiments et le raccordement au réseau électrique béninois.
 
Samedi 26 Novembre 2016

Lors de la dictée lue par Michel Bussi vendredi 25 novembre dans l'amphithéâtre de l'université d'Evreux.

Plusieurs personnes qui ont participé à la dictée mais n'ont pu assister à la correction nous ont demandé de mettre en ligne ce texte.
Le voici.

LES MARCHES AFRICAINS
Le marché africain sollicite la totalité de nos sens. Les discussions, les cris, les marchandages, les injures, le vacarme des déballages, les conseils et les palabres créent une atmosphère bruissante tel un grand bourdonnement d'abeilles. Les couleurs inondent les paillotes si bien qu'en quelques secondes, nos yeux plongent du rouge vif des fromages peuls protégés par une serpillière humidifiée, à la chemise en pagne du vendeur, avant de se noyer dans l'arc-en-ciel d'un étal de tissus. Boubous, vêtements chamarrés d'arabesques de broderie(s) en fil d'or et d'argent rivalisent avec les empilements de wax et de bazins (ou basins) multicolores. Le marché est un endroit où l'on peut toucher ce qu'on achète et c'est un réel plaisir de caresser les étoffes ou de manipuler de vieux bracelets-montres. L'odeur envoûtante de l'encens se faufile d'étal en étal, celle relevée des épices se mélange au doux parfum des fleurs et à l'âcreté du poisson séché combinée à la fétidité des égouts. Le chaland risque à tout instant de glisser sur des monticules d'immondices qui, éparpillés à ciel ouvert, embaument l'air d'effluves empuantis.
Sous un enchevêtrement de tôles rouillées, on peut remplir son panier de produits issus du terroir : igname pilée ou non, sorgho, manioc, noix de karité, bananes plantains. La vente relève souvent du micro-détail et les produits sont fractionnés à l'extrême : un chou peut être coupé en quatre, les cigarettes vendues à l'unité, le thé au sachet.
Pour les affamés, on peut y déguster des grillades d'agouti.
Le marché est le temple de la magie, la pharmacie du pauvre. Fétiches, gris-gris, statuettes en bois de rônier, étalages d'os, cornes de kob de Buffon, dents de phacochère, crânes de cynocéphale, côtoient une foule de fioles d'onguents, de macérations et de calebasses lilliputiennes remplies de poudre noire. Cette pharmacopée, à la puissance infaillible, guérit les impaludés, les ravages cholériques, les ecchymoses et pourquoi pas le chikungunya !
Ici et là, des petits chapardeurs provoquent des cris d'orfraie de la part de vendeuses callipyges puissamment bustées.
Egarés des touristes hâlés boivent à tire-larigot des bouteilles d'eau, d'autres plus téméraires, goûtent la bière de sorgho. Les plus craintifs, à l'ombre d'un caïlcédrat dégustent des sapotilles, tout en admirant les courses effrénées des margouillats.
Deux vieux, assis près d'une clôture de bougainvillées arc-boutées, sont absorbés dans une partie d'awalé sous un kapokier somptueusement paré de fleurs rouge incarnat.


Micro en main, l'auteur du texte de la dictée, Claude Bance félicite M. Yves Lamour pour son très bon résultat : seulement trois fautes.
 
Samedi 26 Novembre 2016




Vendredi 25 novembre, l'heure de la dictée lue par Michel Bussi.


Concentration pour les participants.


Michel Bussi termine la lecture de la dictée devant ses "élèves"


Après échange des copies, le texte de la dictée s'affiche à l'écran pour la correction.

"C'est vraiment une super initiative !", "on est contents et fiers de voir qu'on est nombreux et que notre petite participation de 4 euros va permettre à des élèves de s'éclairer le soir"... Deux appréciations parmi d'autres qui montrent le plaisir partagé de la belle assemblée réunie en début de soirée vendredi 25 novembre dans le grand amphi de l'université d'Evreux. 229 personnes sont venues faire la dictée solidaire lue par Michel Bussi. Très chaleureux et souriant, le célèbre écrivain de romans policiers situés pour la plupart en Normandie se retrouvait comme devant ses étudiants en géographie à l'université de Rouen. Un public ici plus âgé certes, mais pas tant que cela comme on le constatait en voyant tous ces visages de femmes jeunes venues en nombre.
Avant la dictée, les actions en cours de l'association ont été présentées. A noter particulièrement la venue de Roger Boni, peintre et illustrateur de livres à Djougou, qui anime sur Evreux différents ateliers.
Et puis, bien sûr, objectif de cette soirée, des lampes solaires qui seront fournies aux élèves de Djougou qui n'ont pas l'électricité chez eux ont été montrées et allumées. Avec le produit de la participation versée lors de l'inscription à la dictée 50 lampes vont être achetées dans la première fabrique de lampes solaires en Afrique créée en septembre dernier au Burkina Faso.
Ces lampes solaires vont répondre à un réel besoin dans un pays où la nuit arrive tous les jours vers 19 h alors que 75% de la population n'a pas l'électricité. L'utilisation de lampes à pétrole, bougies, lampes à piles et groupes électrogènes est d'un coût élevé mais aussi nuisible pour la santé et l'environnement.
La dictée a emmené les participants se promener sur les marchés africains en leur faisant partager avec réalisme les couleurs, odeurs et produits improbables proposés par "des vendeuses callipyges puissamment bustées". Le texte, sans difficultés grammaticales, a fait souffrir les meilleurs de la spécialité avec quelques mots exotiques.
Pas de sans faute. Un habitué d'un club de scrabble, M. Yves Lamour,  a réussi la belle performance de ne faire que trois fautes. Plusieurs copies ont été corrigées avec moins de dix fautes le plus souvent venant de personnes ayant déjà effectué des séjours en Afrique et donc habituées à un vocabulaire indigène.
Bravo à tous. Rendez-vous très probablement l'an prochain pour une nouvelle dictée. Répondant à la demande d'habitants de Djougou, nous envisageons d'organiser également une dictée sur place.



 
 
Lundi 14 Novembre 2016
Haffisath révisant ses cours du soir avec la lampe "Yayi Boni".

Isabelle Lemou, jeune djougoise, bachelière qui termine ses trois années de licence de géographie à l'université, se prépare à rentrer l'an prochain à l'école de journalisme réputée de Dakar au Sénégal. Ce parcours scolaire était à peine imaginable il y a quelques années encore pour une fille de Djougou. Une minorité de filles allait en classe et pendant peu d'années jusqu'au mariage imposé. La situation s'est améliorée. Les filles sont de plus en plus nombreuses dans les classes des villages. Nous le constatons tous les ans lors des tournées où notre association apporte des fournitures scolaires dans les écoles très démunies. Les filles sont bien présentes. Elles prennent la parole pour remercier et dire qu'elles vont bien travailler. Des mères sont là aussi qui encouragent l'une d'elles à dire qu'elles vont soutenir leurs enfants dans leur scolarité. Et l'on voit des hommes approuver d'un hochement de tête. Ce sont des moments stimulants. D'autres moments sont vraiment désespérants. C'est le cas  quand on apprend qu'une jeune élève aidée par notre association, première de sa classe en 6ème au lycée, quitte l'école pour être mariée selon la volonté inflexible de son père. Ces situations contrastées nous confortent dans nos actions de soutien à la scolarité. Actions menées avec des moyens qui se réduisent en ces temps de repli sur soi. C'est pourtant bien en aidant les jeunes générations à s'instruire que l'on peut espérer que ces pays peu développés comme le Bénin vont aller de l'avant.
Nous innovons dans ce soutien scolaire avec le projet de fournir des lampes solaires à des écoliers de villages de la commune de Djougou qui n'ont pas l'électricité chez eux. Comme c'est très majoritairement le cas dans les villages et certains quartiers de la ville, il faudrait des milliers de lampes pour couvrir les besoins. Nous allons commencer avec quelques dizaines en les mettant prioritairement à disposition des élèves parrainés par des familles membres de notre association.
C'est pour permettre d'acheter davantage de lampes que l'idée d'organiser une "dictée solidaire" s'est imposée. On donne 4 euros pour participer ludiquement à la dictée et contribuer à éclairer des  écoliers de Djougou. Ils ont un réel besoin de ces lampes solaires. C'est ce que nous montre le reportage que vient de faire Isabelle, l'étudiante qui se prépare au journalisme. Avec des lampes à piles comme celles appelées "Yahi Boni" du nom de l'ancien président de la République, les problèmes arrivent quand les piles s'usent. Les lampes solaires que nous allons acheter sont robustes et reliées à un petit panneau solaire pour être rechargées au soleil toujours très présent à Djougou.
Voici le texte avec photos que nous présente Isabelle.
 
Cette rentrée comme les précédentes rentrées des classes, les écoliers des villages de Djougou étudient à la lanterne ou aux lampes à piles. Parmi ces derniers, figurent les enfants parrainés par l’association Evreux-Djougou. Ils bénéficient en effet des fournitures scolaires mais ont du mal à obtenir les résultats escomptés. Et pour cause, soit leurs maisons sont éloignées de leurs écoles, soit ils révisent leurs leçons sans électricité.
Les élèves des écoles des villages de Djougou et des autres communes environnantes, se débrouillent tant bien que mal pour réussir dans leurs études. Ils ont du mal dans un premier temps à aller à l’heure à l’école ou à réviser leurs leçons sans électricité les soirs. Noélie Zato une élève en classe de 3e fait face à ce problème: « Je vis à Zountori et je vais au CEG 3. Pour ça, je ne rentre que les soirs. Étant donné que la maison est éloignée, je rentre tard ». Son petit frère lui, fréquente l’école Séro Tago de la ville, mais rentre aussi les soirs après 17 heures. A peine rentrés, ils révisent leurs cours et font leurs devoirs.
A ce niveau se pose un autre déficit : le manque d’électricité. « Je révise mes cours avec les lampes dites "Yayi Boni". Mais ces lampes sont de piètre qualité. Qu’il s’agisse de luminosité ou de capacité à tenir dans le temps » dit Noélie. Un palliatif auquel Noélie et Claude ne sont pas les seuls à avoir recours. Hafissath, élève en terminale A2 à Bariénou, fait de même. « Les soirs, lorsque je rentre des cours, j’allume ma lampe communément appelé "Yayi Boni" pour faire la cuisine et ensuite réviser mes cours ou faire mes devoirs. » Ceci permet de remédier à la situation d'électricité mais une autre difficulté se pose. Il s’agit des piles qu'utilisent les "yayi boni" .
Les élèves interrogés parlent de manque de moyens financiers pour changer leurs batteries. Noélie laisse entendre : « Quand les piles de la lampe sont complètement à plat, il arrive que maman n’ait pas d’argent pour les changer. » Chez Hafissath, c’est presque pareil. « Il m’arrive certains jours de n’avoir pas d’argent pour changer les piles détériorées. » Dans ces cas, les enfants utilisent plusieurs méthodes qui diffèrent d’une personne à une autre. Pendant que Hafissath révise ses cours dans la journée Noélie et son petit frère utilisent le téléphone portable de leur maman. A la question de savoir pourquoi tant de difficultés à avoir de l’énergie électrique, Hafissath répond : « Les poteaux de hautes tension sont installés; mais pour l’heure personne n’a encore les moyens dans le village pour s’acheter un compteur qui il faut le souligner coûte très cher. »
Malgré les lampes qu’utilisent les enfants pour réviser leurs leçons, la problématique demeure. Le déficit majeur en ce moment est celui des moyens financiers que connaissent les familles villageoises. Elles n’arrivent pas à pourvoir à leurs enfants des piles régulièrement afin que ces derniers bénéficient d’une luminosité pourtant bien nécessaire.



 
 
Lundi 20 Juin 2016
Depuis le 6 mai dernier, un nouveau maire a été élu à la tête du conseil communal de Djougou. Ce changement est intervenu suite à l'invalidation de l'élection de 2015 qui avait vu la reconduction de Micaël Bassabi Djara dans ses fonctions de maire.
Evreux a fait la connaissance de M. Alassane Zoumarou, nouveau maire lors de sa récente venue à la fête de la fraternité du 4 juin. Un entretien avec une délégation de notre association a montré que le nouveau maire a la volonté  de ne pas se démarquer nettement de l'action précédente.
"Il s'agit de tisser une nouvelle corde au bout de l'ancienne" avait-il déclaré lors de son discours inaugural. Il reprend la formule avec nous en rappelant que le maire sortant est un ami d'enfance du même village d'Onklou, et tous deux du même parti de l'ancien président de la République.
Alors, pourquoi s'opposer ? A 52 ans, diplomate de formation, député de 1999 à 2003, Alassane Zoumarou avait envie de s'essayer à la politique de terrain. "Ma vision sur le développement local différait avec celle du maire. J'ai combattu en toute amitié et imposé mon point de vue en remportant une large victoire. 18 voix contre 6.
Je n'oublie pas que beaucoup de choses ont été faites. C'est le cas de cette coopération entre Evreux et Djougou. Mais il fallait donner un certain tonus aux manières de faire. Quant à la coopération, on va voir comment apporter un peu plus de sang neuf".
Tout souriant  et amical, l'ancien diplomate s'enthousiasme sur l'avenir de la coopération : "Je suis dans la dynamique d'une coopération sur la base de la réciprocité. Je veux une coopération partenariat gagnant gagnant.. Nous n'avons pas les moyens matériels et financiers mais nous avons une culture, une tradition, des manières de vivre à partager avec nos partenaires.
Je souhaite apporter une plus grande ouverture en intéressant davantage la population de Djougou à la vieille amitié avec Evreux. C'est une coopération entre les deux mairies mais cela concerne les populations. Je fais passer les gens d'abord, avant les institutions. Je veux une bonne gouvernance en montrant à la population à ce que nous faisons."
Le maire explique concrètement comment il voit la suite. "Nous n'allons pas rester toujours à demander. Nous pouvons recevoir des jeunes qui seront hébergés dans des familles et découvriront notre manière de vivre. On peut aussi envisager un musée béninois à Evreux, que des villageois de chez nous viennent découvrir Evreux. Mais, avec le développement de la technologie et internet on peut aussi travailler à montrer ce qui se passe culturellement sans même se déplacer, communiquer et échanger."
Entretenir cette amitié entre Evreux et Djougou. Voilà L'objectif. Alassane Zoumarou note que Djougou a d'autres amis, d'autres coopérations mais celle d'Evreux est la plus ancienne. "C'est elle qui a contribué au développement de Djougou. Nous allons donc rester longtemps encore dans cette coopération. Malgré les problèmes économiques, il faut que la population d'Evreux sache qu'elle a des amis au sud. Aujourd'hui et demain. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve."
 
 
 
Vendredi 13 Novembre 2015

Le 10 novembre à la Maison des agriculteurs, remise des chèques aux associations.
Dominique Mazaraki, rentrée récemment de Djougou, représentait notre association.

Les Jeunes Agriculteurs de l'Eure ont poursuivi cette année encore leur opération solidaire "sacs de blé" et ont partagé le produit de leur action entre cinq associations humanitaires dont Evreux Djougou Coopération.
En cultivant une parcelle en friche appartenant au Grand Evreux Agglomération, les jeunes agriculteurs veulent attirer l'attention de tous sur le "gaspillage du foncier" qui réduit d'année en année les surfaces agricoles.
De nombreux jeunes qui veulent se lancer dans l'agriculture ne peuvent pas le faire faute de terres disponibles.
L'opération se poursuivra l'an prochain mais plus sur le même champ qui va être loué à un agriculteur et sans Gilles Lancelin, président de la section des jeunes agriculteurs, qui est devenu "hors d'âge" et passe donc la main à Bastien Hennequez, plus jeune.
Guy Lefrand, président du GEA, a souligné l'importance et l'utilité de cette "opération économique, sociale et environnementale". Il a félicité les jeunes agriculteurs : "vous avez du cœur et vous êtes efficaces".