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Lundi 20 Juin 2016
Depuis le 6 mai dernier, un nouveau maire a été élu à la tête du conseil communal de Djougou. Ce changement est intervenu suite à l'invalidation de l'élection de 2015 qui avait vu la reconduction de Micaël Bassabi Djara dans ses fonctions de maire.
Evreux a fait la connaissance de M. Alassane Zoumarou, nouveau maire lors de sa récente venue à la fête de la fraternité du 4 juin. Un entretien avec une délégation de notre association a montré que le nouveau maire a la volonté  de ne pas se démarquer nettement de l'action précédente.
"Il s'agit de tisser une nouvelle corde au bout de l'ancienne" avait-il déclaré lors de son discours inaugural. Il reprend la formule avec nous en rappelant que le maire sortant est un ami d'enfance du même village d'Onklou, et tous deux du même parti de l'ancien président de la République.
Alors, pourquoi s'opposer ? A 52 ans, diplomate de formation, député de 1999 à 2003, Alassane Zoumarou avait envie de s'essayer à la politique de terrain. "Ma vision sur le développement local différait avec celle du maire. J'ai combattu en toute amitié et imposé mon point de vue en remportant une large victoire. 18 voix contre 6.
Je n'oublie pas que beaucoup de choses ont été faites. C'est le cas de cette coopération entre Evreux et Djougou. Mais il fallait donner un certain tonus aux manières de faire. Quant à la coopération, on va voir comment apporter un peu plus de sang neuf".
Tout souriant  et amical, l'ancien diplomate s'enthousiasme sur l'avenir de la coopération : "Je suis dans la dynamique d'une coopération sur la base de la réciprocité. Je veux une coopération partenariat gagnant gagnant.. Nous n'avons pas les moyens matériels et financiers mais nous avons une culture, une tradition, des manières de vivre à partager avec nos partenaires.
Je souhaite apporter une plus grande ouverture en intéressant davantage la population de Djougou à la vieille amitié avec Evreux. C'est une coopération entre les deux mairies mais cela concerne les populations. Je fais passer les gens d'abord, avant les institutions. Je veux une bonne gouvernance en montrant à la population à ce que nous faisons."
Le maire explique concrètement comment il voit la suite. "Nous n'allons pas rester toujours à demander. Nous pouvons recevoir des jeunes qui seront hébergés dans des familles et découvriront notre manière de vivre. On peut aussi envisager un musée béninois à Evreux, que des villageois de chez nous viennent découvrir Evreux. Mais, avec le développement de la technologie et internet on peut aussi travailler à montrer ce qui se passe culturellement sans même se déplacer, communiquer et échanger."
Entretenir cette amitié entre Evreux et Djougou. Voilà L'objectif. Alassane Zoumarou note que Djougou a d'autres amis, d'autres coopérations mais celle d'Evreux est la plus ancienne. "C'est elle qui a contribué au développement de Djougou. Nous allons donc rester longtemps encore dans cette coopération. Malgré les problèmes économiques, il faut que la population d'Evreux sache qu'elle a des amis au sud. Aujourd'hui et demain. On ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve."
 
 
 
Vendredi 13 Novembre 2015

Le 10 novembre à la Maison des agriculteurs, remise des chèques aux associations.
Dominique Mazaraki, rentrée récemment de Djougou, représentait notre association.

Les Jeunes Agriculteurs de l'Eure ont poursuivi cette année encore leur opération solidaire "sacs de blé" et ont partagé le produit de leur action entre cinq associations humanitaires dont Evreux Djougou Coopération.
En cultivant une parcelle en friche appartenant au Grand Evreux Agglomération, les jeunes agriculteurs veulent attirer l'attention de tous sur le "gaspillage du foncier" qui réduit d'année en année les surfaces agricoles.
De nombreux jeunes qui veulent se lancer dans l'agriculture ne peuvent pas le faire faute de terres disponibles.
L'opération se poursuivra l'an prochain mais plus sur le même champ qui va être loué à un agriculteur et sans Gilles Lancelin, président de la section des jeunes agriculteurs, qui est devenu "hors d'âge" et passe donc la main à Bastien Hennequez, plus jeune.
Guy Lefrand, président du GEA, a souligné l'importance et l'utilité de cette "opération économique, sociale et environnementale". Il a félicité les jeunes agriculteurs : "vous avez du cœur et vous êtes efficaces".
 
 
Mercredi 11 Novembre 2015


"Avant de m'orienter vers l'humanitaire, je voulais vivre une expérience sur le terrain, sans passer par une grande association trop business..." Projet réussi pour Dominique Mazaraki qui rentre de Djougou après avoir passé deux mois à découvrir ce coin d'Afrique et suivre les actions menées par notre association.
Cette photo prise pendant un épluchage de racines de manioc à Djéou montre bien que Dominique n'a pas regardé les choses et les gens de loin. Cette jeune "grafic designer" à Londres depuis trois années s'est formée en graphisme et communication en Grèce où elle est née. Papa grec, maman française avec des attaches familiales sur Evreux, notamment une sœur jumelle. Dominique connaît bien Evreux. Elle y séjournait pendant les vacances. Voilà qui explique qu'à  29 ans, moment choisi pour faire le point sur son avenir et songer à l'humanitaire, Dominique a contacté Evreux Djougou Coopération.
L'association a facilité les contacts pour l'hébergement sur place et les rencontres avec les amis de la coopération.
"Je découvrais l'Afrique. Si on ne voit pas, on ne peut pas imaginer. Mais je me suis adaptée tout de suite parce que j'ai considéré que tout ce que je voyais était normal même si c'était un peu choquant au début. Et en plus j'ai vraiment été bien accueillie, comme une reine peut-on dire. C'est après quelques semaines que je suis rentrée davantage dans la réalité. C'est vraiment très différent. Rien à voir avec l'Europe. Mais, pour autant, la course au progrès ici, c'est trop. Il faut trouver un équilibre."
Pour s'approcher de cette réalité de terrain, Dominique s'est intéressée aux activités de l'association. Elle a rencontré plusieurs fois le groupement de femmes de Djéou qui bénéficie actuellement d'un microcrédit pour la production de beurre de karité et de farine de manioc. Les remboursements prévus sont respectés. Même constat avec 10 autres emprunteurs : une tisserande, des petits commerçants, des maraîchers, un éleveur de lapins. Tous demandeurs pour un renouvellement de ce microcrédit. Dominique les a visités et a pu s'assurer du bon emploi des finances prêtées.
Rappelons ici que ce microcrédit est financé par la Ville d'Evreux. Les frais et moitié des intérêts sont pris en charge par notre association grâce à un don des jeunes agriculteurs d'Evreux, produit de leur opération "sacs de blé".
Formation en apiculture, rénovation de la bibliothèque, ramassage des ordures ménagères, chantiers de jeunes, fête de Noël pour un millier d'enfants, aménagement de chambres à Cotonou pour des étudiantes de Djougou, distribution de colis... la liste des initiatives diverses constatées sur place et des rencontres plus personnelles fait l'objet d'un rapport détaillé que nous a remis Dominique. Un travail précieux pour la suite à donner à nos actions. Une belle expérience vécue qui renforce la détermination de la jeune femme pour "donner du sens à sa vie". Faut-il abandonner la communication et faire de l'humanitaire ? "Je peux peut-être faire de la communication dans l'humanitaire..." envisage Dominique. On le lui souhaite.

 
Dominique Mazarakis à la rencontre des bénéficiaires du microcrédit.



 
 
 
Vendredi 26 Juin 2015

Anne porte le bébé d'une infirmière du centre de santé à Djougou.


Anne prépare son second séjour.

Anne Jacquel exercera-t-elle dans quelques années comme médecin humanitaire ? C'est le souhait de cette jeune de 21 ans qui vient de terminer sa quatrième année de médecine à la faculté de Varèse près de Milan.
Née à Evreux, Anne a surtout vécu jusque-là en Italie. De retour à Evreux récemment pour réfléchir sur son avenir, elle entend un ami lui parler de la coopération entre Evreux et Djougou. Voilà pourquoi, quelque temps après, au mois de mai dernier, on retrouve la jeune étudiante à Djougou comme aide-soignante d'abord au dispensaire puis au centre de santé catholique Saint-Camille. Un centre fondé avec l'aide de l'Italie.
Rentrée début juin à Evreux où elle travaille comme aide-soignante au foyer François-Morel, Anne souhaite arriver à financer son second séjour à Djougou dès septembre prochain. "J'ai énormément appris lors de ce premier séjour, le second me permettrait de mettre en application, d'être plus utile".
C'est une autre façon d'exercer la médecine qui se pratique dans les centres de santé à Djougou. "Les maladies ne sont pas les mêmes qu'en Europe, peu de moyens et des mesures d'hygiène insuffisantes. Mais le plus choquant c'est de constater que les malades doivent payer avant d'être soignés. L'issue peut-être fatale pour certains malades en danger si la famille ne trouve pas l'argent. Même problème pour les médicaments. Beaucoup ne peuvent pas suivre les prescriptions faute de pouvoir payer les médicaments."
L'étudiante en médecine a constaté aussi qu'à Djougou les infirmières ont le rôle de médecin. Elles assurent les consultations et prescrivent les médicaments. Les soins sont assurés par les aide-soignantes. Les médecins, trop rares, ne sont consultés que pour les cas difficiles.
Pendant son séjour, notamment en pédiatrie, Anne a surtout vu des malades atteints de paludisme, quelques cas de fièvre typhoïde et de tuberculose. Les traumatismes en tous genres causés par les accidents avec les motocyclettes constituent l'autre grande cause de consultations.
La malnutrition est toujours bien présente chez les enfants à Djougou entraînant une anémie souvent fatale quand elle se conjugue avec une autre maladie grave. Ces enfants peuvent s'en sortir s'ils sont pris en charge par l'hôpital de l'Ordre de Malte avec son Projet Marigot. Les enfants y sont suivis, alimentés et les mamans conseillées. Une équipe de l'hôpital se rend une fois par mois dans 20 villages pour y peser les enfants, les mesurer et surtout informer les mères sur l'alimentation et les dangers d'une eau qui n'est pas saine. Anne a suivi une intervention dans le village de Founga et a apprécié le savoir-faire de cette équipe qui sait parler à des femmes qui ont rarement été scolarisées et ont tout à apprendre pour bien s'occuper de leurs enfants.
L'autre grande découverte pour Anne c'est "la bonne ambiance dans la ville. Des gens vraiment bien. Le contact est direct. Ils sont carrément de bonne humeur et n'en veulent à personne. Pourtant, vu leur situation et les malheurs qui les frappent parfois c'est surprenant. C'est un contraste saisissant avec l'Europe." Voilà aussi ce qui la pousse à entreprendre ce second séjour à Djougou. Un second séjour qui pourrait être déterminant pour elle puisqu'il lui permettrait de répondre à la question de savoir si elle veut vraiment être médecin humanitaire. Si c'est oui : retour en fac de médecine à la rentrée prochaine. En Italie ou ailleurs.


Le dispensaire à Djougou.


Un groupe d'enfants dans un village.


Pesée des enfants et conseils aux femmes pour l'alimentation.


Photo prise par Anne lors de son séjour à Djougou.
 
Samedi 06 Juin 2015

Le Gangbe Brass Band dans la parade.

Notre association Evreux Djougou Coopération participait avec un stand plus étendu que d'autres années à cette 13ème édition de la Fête de la Fraternité à Evreux ce samedi 6 juin.
Il fallait en effet un peu plus de place pour accueillir à déjeuner une formation de huit musiciens béninois en tournée en France, le Gangbe Brass Band. Cet orchestre d'une vingtaine d'années d'existence est reconnu bien au-delà des frontières du Bénin pour la qualité de ses spectacles qui enchante et fait danser un public conquis par les vibrations des cuivres, percussions et chants sur des rythmes traditionnels puisés aux sources du vaudou et du jazz. Cette formation s'est produite deux fois sur la scène dressée sur la place devant la mairie et a participé à la parade carnavalesque dans les rues du centre-ville entraînant la participation d'un public ravi.
C'est avec un bel appétit que ces musiciens ont fait honneur aux différents plats cuisinés à la béninoise. Plats présentés également aux visiteurs de la fête toujours aussi nombreux pour venir déguster les spécialités et s'informer des recettes suivies.
Sous un beau soleil estival qui rendait encore plus vives les couleurs des costumes traditionnels d'une trentaine de pays représentés, le public nombreux venu des différents quartiers de la ville, avec beaucoup de jeunes souvent en belle tenue de fête, a donné toute la journée l'image d'un monde sans frontières et... fraternel. Comme on ne le voit pas à la télévision.


On se presse sur le stand de l'association.


Cuisine offerte et commentée.


Sourire éclatant dans la parade.


Sortie de mariage à l'hôtel de ville et bain de pied dans la fontaine.



Fin de la parade sur la place avec une belle énergie.
 
Samedi 13 Décembre 2014

Suite à la construction d'un module de deux classes grâce à l'action de Marie-Pierre Lazennec et des élèves du collège Jean-Rostand à Evreux, le mobilier, construit par les artisans locaux, a été remis aux élèves.
Un délégué représentait notre association et le collège Jean-Rostand à la cérémonie à laquelle assistait le ministre de la Formation technique et professionnelle. Cette réception de mobilier a eu lieu en présence de tous les élèves à la fin des cours.

 
Samedi 13 Décembre 2014




Claude Bance, membre de l'association, a participé, cette année, à la distribution des livres et des fournitures dans les villages de Akekerou, Noumané et Wassa.
Après enquête et visites de MM. Chabi et Condé, deux enseignants retraités, ces villages ont été choisis en accord avec le maire de Djougou, représenté par M. Guy Bossou, responsable de la coopération.
Comme c'est toujours le cas en Afrique, les habitants de ces villages nous ont réservé un accueil chaleureux avec chants, danses, musiques traditionnelles.
Après les discours d'usage, la distribution a eu lieu en présence de toute la population.
Ces trois villages ont chacun une population scolaire (classes primaires) d'environ 200 élèves par établissement.
Les fournitures sont un complément à la participation de l'Etat et du département qui ne peuvent pas prendre en charge tous les élèves. Beaucoup n'ont pas un seul livre.
Outre ce problème, certains villages, comme celui de Noumané dont l'école a été ouverte en 2001, n'ont pas d'eau et les enfants ne peuvent pas se désaltérer pendant la journée.
Il y a aussi un manque cruel de ballons de football, sport favori de tous les Béninois.
A Noumané les fournitures ont été distribuées pour les 6 classes. Quelques chiffres : 230 cahiers, 120 crayons, 150 gommes... des manuels de français, de maths, des cahiers d'exercices, des craies, des stylos, etc, soit 981 unités. De même pour Akekerou (252 élèves pour 6 classes), Wassa, 205 élèves.
 
Vendredi 12 Décembre 2014


A Djéou, un nouveau puits va être très utile à la population.

Avec un seul puits à grand diamètre réalisé en 1970, les sept cents habitants du village de Djéou manquaient régulièrement d'eau lors des longues saisons sèches.
Il leur fallait s'approvisionner en eau au marigot pour l'usage domestique avec pour conséquence des cas de maladies hydriques comme diarrhées et fièvres typhoïdes.
Notre association qui a réalisé et équipé des ateliers de transformation pour produire du beurre de karité et du gari a décidé de financer un deuxième puits à côté de ces équipements.
C'était devenu nécessaire pour le travail du groupement de femmes. Toute la population va profiter de cette nouvelle source de vie.

 
Dimanche 09 Novembre 2014

Antoine Glaser signe son livre après avoir répondu aux nombreuses questions du public.

C'est une tradition bien établie pour Evreux Djougou Coopération d'inviter à débattre sur l'Afrique. Cette fois, cela s'est fait avec Antoine Glaser, journaliste spécialisé sur les relations politiques entre dirigeants africains et français. Cet ancien rédacteur en chef d'une lettre d'opinion, la Lettre du Continent, est souvent invité dans des émissions pour éclairer les téléspectateurs quand l'Afrique s'impose dans l'actualité.
La récente sortie de son livre AfricaFrance qui démontre que les dirigeants africains ne sont plus aux ordres de la France, loin de là, nous donnait l'occasion de l'inviter à débattre le 6 novembre dernier salle Jules-Janin à Evreux.
Pendant deux bonnes heures les questions ont fusé permettant au journaliste d'expliquer la situation alors que "la France se recroqueville et l'Afrique se mondialise".
Antoine Glaser pense qu'une parenthèse historique se ferme pour cette Afrique où la France n'a plus sa place. "On est passé de l'hypertrophie à la déliquescence de la présence française" constate cet expert. Il regrette que la présence de l'armée française fasse encore illusion. "La France fait la sécurité, nous on fait le business" lui ont dit les leaders africains. Ils prennent plus volontiers la direction de Dubaï ou des Etats-Unis pour les études des enfants que celle de la Tour Eiffel comme ça se faisait du temps de la françafrique.
"La France reste encore scotchée avec quelques autocrates", mais, Antoine Glaser croit que, comme au Burkina Faso, la jeunesse présente sur les réseaux sociaux va se mettre en mouvement. Un espoir de voir la population se prendre en main pour n'être pas oubliée dans le développement de ce continent d'avenir qui, aujourd'hui encore, reste continent des inégalités.
 
Dimanche 09 Novembre 2014


Sur ces photos, les jeunes agriculteurs avec les élus et les représentants des associations bénéficiaires : Action Madagascar, Evreux-Djougou, Les Restos du Cœur, la Banque alimentaire, Saint-Gabriel Solidarité. Avant la remise des chèques la parcelle a été travaillée en vue de nouveaux semis. Le président des jeunes agriculteurs, Gilles Lancelin, en a profité pour convier M. Guy Lefrand, président du GEA, à conduire le tracteur.

Comme l'an passé, les jeunes agriculteurs de l'Eure ont cultivé bénévolement une parcelle en friche du Grand Evreux Agglomération et partagé la recette entre plusieurs associations dans l'action humanitaire dont Evreux Djougou Coopération. Ce chèque de mille euros est le bienvenu pour notre action microcrédit en faveur d'éleveurs et de maraîchers de Djougou. Il va permettre à ces bénéficiaires de rembourser les prêts à la moitié du taux d'intérêt prévu.
La remise des chèques s'est faite sur la parcelle de dix hectares en présence notamment du président du GEA Guy Lefrand et de Daniel Rabiller, fondateur de cette opération "sacs de blé" qui s'étend en France et particulièrement dans l'Eure. Pour les jeunes agriculteurs, il s'agit d'alerter sur la disparition de terres agricoles alors que beaucoup d'agriculteurs qui veulent s'installer ne trouvent pas de foncier.
Le président du Grand Evreux Agglomération a remercié les volontaires pour cette belle image de l'agriculture et les a assurés qu'il serait toujours à leurs côtés pour une utilisation au mieux des ressources.