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Lundi 01 Décembre 2008
Les 20 ans fêtés à Djougou

Début novembre, Michel Champredon, maire d'Evreux, a participé avec une délégation d'élus aux fêtes du vingtième anniversaire de la coopération à Djougou. Comme il l'a indiqué dans un point de presse, il s'agissait non seulement de rendre la politesse au maire de Djougou venu à Evreux en juin dernier, mais aussi "de se rendre compte du travail fait et des attentes, de l'effectivité de la coopération et de l'emploi des deniers publics". Certes, pendant vingt années, l'élu municipal avait soutenu cette coopération qu'il suivait dans la presse, mais, devenu maire, il souhaitait donc voir les choses de plus près...

Deux journées bien remplies à Djougou lui ont donc permis de visiter quelques réalisations menées directement par la ville ou par l'association Evreux-Djougou et surtout de s'entretenir avec de nombreux acteurs de cette coopération.
Le maire est revenu de Djougou avec la certitude qu'il faut entreprendre un effort significatif. Déjà, même si le programme des trois années prochaines reste à chiffrer poste par poste, le budget va être porté à 75 000 euros au lieu de 54 000 avec la précédente municipalité. Et des recherches de subventions vont être menées avec l'idée d'atteindre les 100 000 euros d'aide globale. Une aide qui, pour le maire, s'inscrit dans une démarche qui donne du sens à l'action politique en prenant en compte ce qui se passe dans le monde. Michel Champredon a insisté sur le but de cette aide qui doit répondre à des besoins concrets, sans opération spectacle et en s'assurant que la communauté qui reçoit est en capacité de recevoir. L'aide doit répondre à une demande. Une demande faite dans une relation d'égal à égal. Pas de charité, pas de dépendance, pas de mise sous perfusion. Pas d'équipement sans s'assurer que les moyens existent pour son fonctionnement. Un exemple : la décision de restaurer un centre de formation agricole fermé depuis plusieurs années ne peut se prendre que si l'Etat béninois assure l'enseignement. Même principe pour la fourniture de matériel important aux pompiers volontaires qui attendent un cadre juridique pas encore défini par l'Etat. Ces précautions nécessaires n'empêchent pas les réalisations considérées le plus souvent au Bénin comme exemplaire. La coopération d'Evreux est la plus ancienne. On comprend, en écoutant Michel champredon, qu'elle a aussi un bel avenir.





La banderole du vingtième anniversaire portée par les écoliers de djougou.



Le maire de Djougou et la délégation d'Evreux.



Spectacle de danses pour les visiteurs.



La délégation au lycée de Natitingou. La scolarité en internat de trente jeunes filles de djougou est prise en charge par l'association Evreux djougou.

Ici, les maires d'Evreux et de Djougou se renseignent auprès de l'ancien directeur du centre de formation agricole sur les possibilités de réouverture. Ce centre, fermé depuis 2002 suite à un nombre insuffisant d'élèves, offre une capacité d'hébergement de 12 élèves. L'investissement pour permettre sa réouverture semble jouable, mais le maire d'Evreux souhaite une garantie de fonctionnement par l'Etat sur le moyen terme.
La formation de jeunes agriculteurs est une nécessité dans la région de Djougou où les récoltes sont régulièrement insuffisantes pour permettre aux familles de paysans de manger à leur faim tout au long de l'année.




La rencontre avec le conseil municipal de Djougou a permis à la délégation d'Evreux d'échanger sur le prochain programme triennal de coopération entre les deux villes.
Ce programme prévoit d'intervenir dans différents domaines comme l'hydraulique et l'assainissement, l'éducation avec la construction d'écoles, la santé avec des prises en charge de formation de soignants, notamment d'un médecin-gynécologue. Est prévue également une aide à la formation pour les cadres de la mairie qui emploie 70 fonctionnaires municipaux. "Pas de gestion efficace sans cadres formés" ont reconnu les deux maires. Reste à définir les modalités de cette formation. L'envoi d'un cadre d'Evreux pour une mission à la mairie de Djougou est envisageable. Possibilité aussi d'utiliser les services d'un cabinet béninois.




Rencontre à Cotonou avec le ministre de la Santé.