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Vendredi 31 Juillet 2009
On va y retourner !

Contentes d’elles. C’est la fin du séjour. La promenade-détente en bord de plage à Cotonou en attendant l’avion. Elles sautent de joie comme on sait le faire à leur âge. Michel Feret, saisit l’instant sur son Canon D40. Dernières photos après des centaines d’autres prises pendant ce chantier vert de trois semaines à Djougou. Fin de mission réussie pour Michel qui a mené ce chantier de replantation avec l’expérience du chantier de l’année précédente. Il est content de son groupe. On le comprend à les voir, elles et lui, au petit matin au pied de la fontaine devant la mairie d’Evreux, les yeux encore brouillées d’une nuit dans l’avion, mais pétillants dès les premières phrases : « sûr, on va y retourner voir si ça a marché, revoir tous les gens avec qui on a créé des liens ». Fanny, Kahina, Flavie, Sarah, Louise et Caroline ont découvert l’Afrique à Djougou. Elles n’en reviennent pas !


29 juillet au matin, au pied de la fontaine devant la mairie.



Plantation devant le dispensaire en présence du Dr Lydie Dedewanou, médecin-chef du centre de santé.

Ce chantier de juillet 2009 s'est effectué en tenant compte des leçons enseignées par le chantier précédent. De nombreux arbres avaient été plantés mais trop peu ont survécu. Terrain laissé sans surveillance, plants sans protection contre les chèvres, pas de suivi de la croissance de l'arbre... les explications ne manquent pas. Cette année, les plantations se sont donc faites sur différents sites comme des écoles, centres de santé et divers lieux publics. La croissance des végétaux se fera sous le regard quotidien des occupants des lieux et, surtout, chaque plant bénéficie d'une protection qui devrait le mettre à l'abri de la voracité des chèvres.




Un plant bien à l'abri derrière sa muraille !


Six filles se sont portées volontaires cette année pour le chantier de remplantation. Aucun garçon. Constatation qui se retrouve dans d'autres associations à vocation humanitaire : les garçons manquent à l'appel. Voilà donc les filles 2009 plus entreprenantes, plus curieuses, plus généreuses. Et elles ne le regrettent pas ! Etudiantes et toutes fraîches bachelières, deux d'entre elles sont parties le jour même où elles ont appris leur réussite au bac, elles ont posé le stylo pour prendre en main pioches, coupe-coupe et autres outils de plantation. Elles s' étonnent à leur retour d'avoir "fait plein de choses avec le strict minimum". "On a appris la technique pour creuser dit Kahina, et pas seulement, on a fait plein de découvertes sur le chantier".


Des jeunes de Djougou participaient à ce chantier

La journée d'un chantier jeunes se partage en deux : plantation le matin, rencontres et découvertes l'après-midi et en soirée avec la nuit qui tombe vers 19 heures. Des images marquantes restent en mémoire : l'accueil par les rois dans les villages notamment mais aussi cette découverte d'une vie collective, quand on pénètre dans une cour familiale : "tout se fait dehors, pas un meuble dans les maisons". Et tant d'autres ! Trois semaines au nord Bénin, dans une région où les touristes sont rares, avec des conditions de vie surprenantes parfois : ainsi ces quatres journées sans eau au motel. Il faut alors apprendre à se doucher avec une bouteille d'eau ! Des images mais aussi des paroles entendues et retenues au cours de ces longues conversations le soir entre jeunes. On y parle de tout. On s'y raconte ses manières de vivre.

Plantation d'un arbre avec un roi de village

Danses improvisées dans un village



Visite chez l'imam au large sourire accueillant



Moment de pause dans le chantier. Une ouvrière, souffrant d'un pied, a dû s'aider de béquilles prêtées par l'hôpital de l'Ordre de Malte.



Séance de maquillage avec application de khôl.


De retour à Evreux, les pieds dans des sandales fabriquées par le cordonnier de Djougou conservent le maquillage local.