Valise de brousse

Des livres dans la « valise de brousse »

La Ville d’Evreux a mis en place un appui à la lecture publique par le biais d’une bibliothèque.
A cette création se sont associés la Coopération française (Ambassade de France) pour la dotation en livres, le Ministère béninois de la Culture, lequel a dépêché sur place un bibliothécaire, Pascal Gbedo. Ce dernier a, par ailleurs, effectué un stage à la médiathèque d’Evreux.
Pour mener à bien cette initiative culturelle, le chef-lieu de l’Eure a financé la construction de la bibliothèque sur un terrain offert par la commune de Djougou avec une maîtrise d’œuvre des Volontaires du Progrès.
Cette action a fait des émules : des élèves du lycée professionnel du Bâtiment Augustin-Hébert ont coulé les fondations du local. Ce partenariat, cité en exemple dans la Revue de la Coopération, a parfaitement fonctionné d’autant que la médiathèque d’Evreux et les bibliothèques annexes ont effectué un apport régulier de livres.
En 2001, de jeunes Ebroïciens, rassemblés dans un camp chantier, réalisaient, quant à eux, au cours de l’été une annexe à cet équipement. La bibliothèque est ouverte aux jeunes et aux adultes. Elle dispose également d’un coin enfance, lieu de rassemblement pour « une heure du conte » hebdomadaire.
Le bibliothécaire, Pascal Gbedo, a mis en place la « Valise de brousse », un projet initié par Marie-Anne Huard de la médiathèque d’Evreux. Cette Valise de brousse rappelle le vieil adage : « Si tu ne vas pas à Lagardère, Lagardère ira à toi. » Le bibliothécaire de Djougou s’est donné pour mission de sillonner les pistes de brousse armé de sa valise afin de diffuser les livres, mais l’argent lui manque …

Article paru en 2008 dans le numéro spécial « Evreux Djougou vingt années de coopération ».

C’était en 2008.
En 2021, le projet de relancer cette « valise de brousse » est sur la table mais avec des tout petits moyens. Pas de camionnette, c’est trop coûteux et de nombreux villages ne sont accessibles qu’à moto.
Le jeune bibliothécaire de Djougou est volontaire pour charger sa moto de livres et aller dans les villages les plus perdus faire découvrir la lecture principalement aux enfants.
Nous allons tenter de trouver un peu d’argent pour financer cette action arrêtée depuis trop d’années.